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Monsieur Michel Gérard correcteur de la Saga

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Ibraham

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Administrateur du site

Messages: 557

Inscription: 21 Mai 2011, 10:14

Localisation: RHÔNE ALPES

Message non lu 24 Mar 2012, 08:59

Monsieur Michel Gérard correcteur de la Saga

Bonjour,
Voici une petite présentation de mon personnage !

Etudes d'histoire à l'Université de Grenoble dans les années 70.

Instituteur puis directeur d'école, retraité depuis septembre 2011.

Ex "routard" dans les années 70-80, j'ai voyagé en Amérique (Canada, USA, Mexique, Guatemala, Belize, Pérou, Bolivie), en Asie (Chine, Hong Kong, Corée du Sud, Thaïlande, Indonésie, Malaisie, Singapour, Inde, Philippines), en Afrique (Mali) et dans une vingtaine de pays d'Europe.

Loisirs : photos, musées, vélo, montagne, raquettes, généalogie depuis 40 ans ( je trouve les Comtes de Savoie à la 21 ème génération et Charles VII à la 26 ème...). Membre du club "Questions pour un Champion" d'Aix les Bains.

Donne des cours d'orthographe, grammaire, conjugaison, histoire géo aux enfants et aux adultes.

Bonne journée.
Michel
CONFIANCE... PATIENCE...
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Adam

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Messages: 787

Inscription: 12 Juin 2011, 06:15

Localisation: Rhone Alpes mais originaire du Nord

Message non lu 24 Mar 2012, 10:14

Re: Monsieur Michel Gérard correcteur de la Saga

:shock: c'est vous le héros? :o c'est votre histoire ?
JEDI du forum
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Agnès

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Messages: 450

Inscription: 18 Jan 2012, 15:24

Localisation: Bretagne

Message non lu 24 Mar 2012, 12:15

Re: Monsieur Michel Gérard correcteur de la Saga

Adam a écrit::shock: c'est vous le héros? :o c'est votre histoire ?

C'est effectivement assez troublant mais au delà de ça je suis impressionnée par votre parcours Monsieur Gerard ou Michel :?: vous devez en avoir des souvenirs et des photos ;) pourquoi ne pas en afficher une sur votre présentation ? ;)
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F.E.H HOPE

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Messages: 483

Inscription: 11 Juin 2011, 11:08

Message non lu 24 Mar 2012, 14:29

Re: Monsieur Michel Gérard correcteur de la Saga

;)
Je lave mon cœur comme je lave mes mains, plusieurs fois par jour.
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Kmerone CHEGUEVANEF

Message non lu 24 Mar 2012, 14:59

Re: Monsieur Michel Gérard correcteur de la Saga

Vous en avez vu du pays!!! Ouaaaaaaa le parcours! :o
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cyberarts1st

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Messages: 46

Inscription: 15 Juin 2011, 03:13

Message non lu 24 Mar 2012, 16:08

Re: Monsieur Michel Gérard correcteur de la Saga

Votre présentation me fait rêver. Votre parcours de vie est inspirant.

Un de mes professeurs d'Université, qui était originaire de Pologne, a dit ceci lors du premier cours de la session (avec son accent): "Meilleure Université, sac-à-dos". Cette phrase m'a marquée.
Dernière édition par cyberarts1st le 29 Mar 2012, 00:16, édité 1 fois.
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armelle

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Messages: 332

Inscription: 18 Juil 2011, 16:09

Localisation: Isère

Message non lu 27 Mar 2012, 13:40

Re: Monsieur Michel Gérard correcteur de la Saga

Avez-vous écrit vos mémoires ou comptez-vous le faire un jour? :)
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Ibraham

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Administrateur du site

Messages: 557

Inscription: 21 Mai 2011, 10:14

Localisation: RHÔNE ALPES

Message non lu 01 Juin 2013, 17:03

Re: Monsieur Michel Gérard correcteur de la Saga

Chers (es) lecteurs (lectrices)

Il ne nous a pas été possible de résister à l'envie de partager avec vous, ces extraits du passé de baroudeur de notre cher Michel, tant nous avons trouvé cela exceptionnel.
De part son expérience de routard, ses qualités humaines... nul n'aurait été mieux pressenti pour étroitement collaborer sur "A la recherche de l'Ami" que ce cher Michel GERARD n'est-ce pas ?

ibraham LANGEVIN
PHOTOS et Récits signés : Michel .

En INDE :
ImageImage Le chauffeur de camion Sikh qui m’a conduit de Kargil à Padum, au Cachemire était Sikh, il portait donc les cheveux longs et la barbe aussi, jamais coupés. A l’époque, j’avais aussi les cheveux (très) longs et une barbe fournie. Il m’appelait donc « mon frère ».
Lors du trajet, sur la route étroite (et dangereuse) qui grimpe dans le massif du Karakorum, à un moment donné, un camion s’est présenté en face de nous et évidemment, il était impossible de se croiser. D’un côté, la montagne, de l’autre le vide (plusieurs centaines de mètres) et bien sûr ni parapet, ni quoi que ce soit. Aucun des 2 chauffeurs ne voulant reculer, ils n’ont pas bougé de leur siège, se regardant ou plutôt se toisant du regard. Derrière les camions, se formèrent 2 bouchons ce qui désormais interdisait toute manœuvre de recul. Au bout de plusieurs heures, les passagers des camions immobilisés dont je faisais partie, ont commencé à déblayer des rochers, à creuser la montagne pour élargir la route jusqu’à ce que les 2 camions puissent se croiser.
Il nous est arrivé d’être 11 dans la cabine du camion.
Le long des routes, des panneaux incitent à la prudence : « better late than never », « go man, go but very slow ».
Au Ladhak, on peut trouver des « tentes-hôtels », hôtels faits de tentes comme le nom l’indique.
Les monuments appelés « chörtens » doivent être contournés par la gauche. En tout cas, d’après l’odeur ils servent aussi de toilettes, je les appelle les « chörtens publics ».
Un matin, après une nuit dans le camion, le chauffeur a décidé de reprendre la route alors qu’il faisait encore nuit noire et m’a fait une belle farce, en fait une belle frayeur. Il m’a expliqué que les phares ne marchaient plus, il a pris une minuscule lampe de poche et a commencé à rouler, éclairant la route avec son filet de lumière. A cet endroit, il y avait toujours le précipice. Après quelques secondes qui m’ont été très angoissantes, il a allumé les phares et a éclaté de rire, moi aussi mais pas très naturellement. Dans cette région du Zanskar, certains villages sont à 3 jours de marche de la 1ère pharmacie, le médecin c’est encore plus loin.
Nous traversons le village de Drass qui se vante d’être le plus froid du monde après la Sibérie (-50° en février 1983).
A Leh, j’ai donné mon sac à dos à un cordonnier car une bretelle était décousue. Il croyait que je voulais la faire réparer, quand il a compris que c’était un cadeau, il n’en finit pas de me remercier.
A Agra, au pied du Taj-Mahal, alors que je déambulais le long des bassins, un singe a sauté sur mon dos. En quelques secondes, il a ouvert mon sac à dos, pris le sachet de cacahuètes et s’est éloigné de quelques pas pour manger tranquillement. J’ai essayé (une seule fois) de récupérer les cacahuètes mais il n’était pas décidé à me le rendre et rapidement, ils étaient une dizaine de singes à se chamailler pour le partage du butin.
A Dehli, notre groupe était à la recherche d’un hôtel. En plaisantant, nous demandons à l’accueil s’ils avaient une chambre pour 7. Le portier ne plaisantait pas lui et nous répondit très sérieusement « no problem ». Pendant que nous payions la chambre, nous avons vu passer quelques employés avec des lits pliants et effectivement, ils avaient des chambres à 7 places, on aurait peut-être dû tenter une chambre à 15 places ! Le matin, en sortant de l’hôtel pour une petite promenade, à peine ouverte la porte de l’hôtel, je me suis trouvé dans une ombre étrange, un éléphant passait par là, à quelques centimètres de mes pieds et de mes tongs.
Un matin, dans Dehli, il y avait même un bouchon de cyclo-pousse.
Dans les bus, pendant le trajet, le contrôleur monte sur le toit pour réclamer les billets.
Dans toute l’Inde, revient chez les marchands la même formule : « good price for you ».

En THAÏLANDE :
ImageImageThaïlande Lors d’une excursion à dos d’éléphant, dans le triangle d’Or au nord de la Thaïlande, le cornac m’a proposé de prendre sa place après quelques leçons de conduite d’éléphant. J’ai compris que l’expression « comme un éléphant dans un magasin de porcelaine » était totalement injustifiée, les éléphants sont très méticuleux quand ils marchent, ils évitent tous les obstacles, écartent délicatement ce qui gêne avec la trompe ou une patte. La randonnée s’est bien passée (4 heures au total), tout le long du trajet, l’éléphant, l’éléphante plutôt car c’était une femelle et une conscrite en plus, obéissait à mes ordres, un grattement du pied à gauche pour tourner à gauche…et battait des oreilles. Une fois descendu, je me suis aperçu de 2 choses, ma montre avait été écrabouillée par ses battements d’oreilles et j’avais les cuisses écorchées car j’étais en short et j’ai découvert à mes dépens, que les éléphants ont sur le cou une espèce de crins courts mais très durs.
Dans cette région du Triangle d’Or, dans les petits villages, le soir, beaucoup fument de l’opium, en particulier, les vieux. Ils disent que cela leur fait oublier les petits soucis de santé et même leur âge.
Les vieilles femmes mâchouillent du bétel à longueur de journée, leurs dents sont rouges comme ensanglantées.
A Bangkok, la vie est vraiment intense. En journée, la circulation est incroyable mais ce qui m’a le plus étonné c’est la façon de conduire. Lorsqu’un feu passe au vert, tout le monde part au quart de tour, même celui qui était en dixième position peut démarrer immédiatement et gare à celui qui manque de réflexes, il se fait non seulement klaxonner mais risque de provoquer un carambolage, ceux qui se trouvent derrière lui regardant le feu et non la voiture qui est devant.
Dans les temples, il est d’usage d’offrir des cadeaux aux Bouddhas, ils doivent aimer le coca-cola.
Pour se déplacer à Bangkok, sur les canaux, les plus rapides sont les « longues queues » et sur terre, les « tuk-tuks » qui se faufilent entre les voitures (bien penser à garder les bras à l’intérieur !)
La nuit, l’animation ne faiblit pas, la chaleur moite non plus. La misère apparaît davantage, il y a beaucoup de mendiants, beaucoup de petits enfants (5-6 ans) qui vendent à la pièce des mouchoirs en papier, des cigarettes ou proposent leurs grandes sœurs.
Enfin, pour se saluer, on effectue le « waï », mains jointes et tête inclinée (dans les écoles, les élèves accueillent ainsi leurs professeurs, j’assiste d’ailleurs à un cours de français dans le nord de la Thaïlande).

Aux PHILIPPINES :
ImageImageLe moyen de transport le plus efficace est le « jeepney », vieille Jeep américaine datant de la seconde guerre mondiale. Sur l’île de Palawan, dans un de ces jeepneys, les voisins ont entamé la conversation, certaines personnes âgées parlent encore espagnol et tous comprennent l’anglais. Ne sachant comment alimenter la conversation, je leur ai demandé s’ils avaient vu le pape qui venait alors d’effectuer un voyage aux Philippines, froid glacial dans le jeepney, dans cette région, on est musulman et même parfois islamiste pur et dur…
Pour les horaires des bus, c’est très facile : quelques minutes avant l’heure affichée, car il y a un horaire officiel, je m’installe, il n’y a presque personne, c’est parfait. Le temps passe, aucun signe n’annonce un départ officiel. Le car se remplit, les heures passent et finalement le car démarre lorsqu’il est complet, quand je dis complet, cela signifie 3 personnes pour 2 places, 20 personnes debout et quelques acrobates sur le toit… Voilà les horaires des cars.
A Puerto Princesa, passant devant la vitrine d’un commerçant, j’ai la surprise d’entendre comme musique de fond, Line Renaud interpréter « Combien pour ce chien dans la vitrine ? ». Même en France, personne n’écoute plus cela.
Une autre fois, dans un jeepney, le chauffeur, sans doute pour me faire plaisir, met dans son auto-radio une cassette avec la chanson « Cerisiers roses et pommiers blancs ».
Souvenir beaucoup moins drôle, un soir dans un parc de Manille, je vois un SDF qui semble endormi. Une personne s’avance vers ce SDF, l’observe, lui donne un coup de pied et voyant qu’il ne réagit pas, lui vole ses chaussures. J’ai compris à ce moment que le SDF était sans doute déjà mort.
Le soir, les rues de Manille fourmillent de petits mendiants. Un soir, alors que je viens de finir mon assiette de poisson et de riz dans un petit restaurant, un enfant s’approche et récupère furtivement les restes de mon poisson, la tête et quelques miettes autour des arêtes.
A Manille, les « faiseurs de monnaie » sont très habiles pour compter les liasses de billets qu’ils ont repliées en 2, il faut bien vérifier qu’il n’en manque pas la moitié.
Sur l’île de Palawan, j’ai rencontré des Bataks, peuple aborigène des Philippines. Ils sont noirs et vivent dans la jungle, loin de la civilisation. J’avais amené des cartes postales des montagnes enneigées de Savoie. Je leur en ai donné quelques unes. Ils les tenaient à l’envers, pour eux la neige était le sable d’une plage. Chaque fois que je la remettais dans le bon sens, ils rigolaient et ne comprenaient pas pourquoi.
Paysages magnifiques, île de corail, mangroves avec chryssospilos, animaux amphibiens, poissons volants, coquillages extraordinaires, j’ai trouvé un « bénitier » que je n’arrivais même pas à soulever.
Dans le bus qui relie Manille à son aéroport, un pick-pocket m’a volé ce qui me restait d’argent liquide et je n’ai rien senti. Sur cette ligne, c’est une pratique journalière.l
Dans une guest-house, j’ai appris à jouer au « Rhaba-Rhaba », jeu connu dans toute l’Asie et même l’Afrique et qui se joue avec des jetons, cailloux ou coquillages que l’on place dans des cavités creusées dans un objet en bois.
Je visite le site des chutes de Pagsanjan où a été tourné le film « Apocalypse now ».
Pour aller au lac Taal, lac de cratère au milieu duquel se trouve une autre île formé par un autre cratère avec un autre lac à l’intérieur, paysage qui me rappelle « la vache qui rit », le car s’arrête en pleine campagne, on ne bouge pas mais les passagers nous poussent plus ou moins dehors. On se demande où on est mais, sur le bord de la route, un petit sentier mène au lac, c’est bien là.
Dans les cars, il y a toujours quelques « rabatteurs » qui engagent innocemment la conversation et qui finalement, par pur hasard, ont un cousin qui tient un hôtel où l’on sera bien accueilli.
Enfin, au moment du départ de Manille, à l’aéroport, un douanier me réclame 20 dollars pour tamponner mon passeport. Je n’ai plus un seul dollar, il n’insiste pas trop, il avait tenté le coup.
Dans l’avion, entre Bangkok et Paris, je « sauve un couple de Thaïs qui voulaient absolument mette la moutarde dans leur café.

En INDONESIE :
ImageImageImageSur l’île de Sulawesi, un jeune garçon m’a accompagné sur le sentier de randonnée qui parcourt le Pays Toraja. Il m’a demandé mon prénom. Quand il a entendu Michel, il m’a dit Platini et j’ai dit oui et pendant quelques minutes un doute s’est installé chez lui et il observait discrètement mes mollets !
Dans le Pays Toraja, la grande richesse des paysans ce sont leurs buffles. A chaque cérémonie importante des buffles sont sacrifiés et distribués au villageois. Lors de la traversée d’un village, justement c’était la fête et les pauvres buffles attendaient leur tour. Un des habitants qui parlaient très bien l’anglais, en tout cas nettement mieux que moi, m’expliqua que pour le mariage de sa fille il avait tellement sacrifié de buffles qu’il s’était endetté pour plus de 10 ans. Dans cette région, les morts sont déposés dans des grottes et leurs effigies installées dans les falaises comme s’ils nous regardaient de leur balcon.
En Indonésie, on peut (pas moi) assister une nuit entière aux représentations de théâtre d’ombres ou de marionnettes au son du Gamelan, musique monotone de percussions principalement.
Dans une grotte à Bali, la voûte supérieure toute noire était en fait simplement « incrustée » de chauves-souris.

En CHINE :
ImageImageA Pékin, on peut visiter le Temple du Ciel et à chaque fois que le guide prononçait le nom « Temple du Ciel », je rajoutais « Mon mari », il n’a toujours pas compris pourquoi et vous ?
Un soir, à Pékin, j’ai voulu faire un petit tour dans les environs de l’hôtel, à l’époque, les hôtels pour étranger portaient souvent le nom d’Hôtel du Peuple ou de la Révolution…En tant qu’étranger, nous avions une monnaie différente de celle des Chinois et avec notre monnaie, on pouvait acheter dans les « Magasins du Peuple » mais pas dans les petites boutiques. Certains Chinois nous échangeaient leur monnaie contre la nôtre afin d’aller dans ces magasins pour étrangers. Donc, je suis sorti de l’hôtel avec le plan de Pékin, un carré de quelques centimètres de côté écrit en chinois. Ce qui devait arriver arriva, au bout de 2 rues, j’étais perdu et suivi par une meute d’enfants qui voulaient toucher ma barbe. Finalement, un passant m’a ramené à l’hôtel sans que je ne lui demande rien. Il devait avoir l’habitude de raccompagner les touristes égarés.
Lors des excursions, en plus du chauffeur et du guide, il y a avait toujours dans le car, un Chinois qui dormait d’un œil et ne parlait surtout pas. Nous avons compris rapidement qu’il nous surveillait et qu’il devait très bien comprendre le français. Nous avons donc décidé de parler plutôt argot (j’avais d’ailleurs surnommé l’un des membres du groupe, « le parigot sans peine ») et par « paraboles ». Il a dû bien progressé dans notre langue.
Dans une rue de Xian, après avoir mangé en plein air, j’avais quelques déchets et papiers à jeter. J’ai vu comme une poubelle devant un magasin. Je me suis approché et puis j’ai été pris d’un doute, était-ce une poubelle, le repas du commerçant ou même quelque chose en vente et j’ai repris mes ordures.
De Xian à Chongqing, le trajet en train a duré une journée. C’était un train à vapeur. Le paysage étant magnifique, j’ai passé les trois quarts du temps à la fenêtre et le soir, au restaurant, lorsqu’on m’a donné une serviette humide et brûlante, comme c’est la coutume dans les restaurants chinois, je me suis essuyé le visage, la serviette est devenue toute noire de suie.
A l’Opéra de Pékin, je m’attendais à trouver des spectateurs plus ou moins endimanchés et respectueux des artistes et bien non : lorsque le danseur étoile tombe, la salle est écroulée de rire, pendant le spectacle, les bébés pleurent, les adultes parlent, crachent dans les récipients prévus à cet effet et dès la fin du spectacle, s’en vont sans un applaudissement. Quant à la tenue vestimentaire, « Marcel » et casquette Mao pour les hommes.
A Xian, je vais au cinéma avec quelques membres du groupe¸ on nous octroie une rangée complète, il ne faut sans doute pas nous mêler au peuple chinois. Il en est de même dans les restaurants où des salles sont prévues pour les étrangers.
Quant aux boucheries, les étals dans les rues présentent des chiens.
Dans les villes, le matin, séances de gymnastique douce sur les places, il n’y a pratiquement que des personnes âgées.
Dans les villages de paysans, un haut-parleur annonce le matin les tâches de chacun, l’objectif à atteindre et les résultats de la veille.
Kunming est surnommée la ville de « L’éternel printemps » à cause de la douceur (mais aussi de l’humidité). Depuis mon passage, elle est surnommée la ville de « L’éternel printemps pourri ».
A Kunming, j’ai mangé des œufs de « 100 ans. Ils sont conservés très longtemps dans la terre et lorsqu’on les mange, le jaune est noir et le blanc translucide mais le goût est resté.
La frontière avec Hong-Kong est sous haute surveillance. Deux membres du groupe ont des problèmes, l’un car il a perdu son appareil-photo qu’il avait déclaré à l’entrée en Chine et on le soupçonne de l’avoir revendu et l’autre n’avait pas déclaré sa montre en entrant dans le pays, on le soupçonne au contraire de l’avoir achetée en Chine.

A SINGAPOUR :
ImageImageSingapour, la ville la plus propre que j’ai visitée dans le monde, chewing-gums interdits, cigarettes aussi. Attention à bien traverser dans les passages pour piétons. Et le zoo, une merveille, avec des petits trains pour se déplacer, des maisonnettes climatisées et beaucoup d’espace pour chaque animal avec en particulier le varan de Komodo. J’y suis allé deux jours de suite car, après la 1ère visite, le soir, en voulant remplacer la pellicule photo, oui, à l’époque, on avait des pellicules photos, elle a pris le jour et tout a été perdu. On peut y prendre son petit-déjeuner avec des orangs-outangs, ils sont très (trop) affectueux. Ils font aussi un spectacle au cours duquel un visiteur, choisi « au hasard », se retrouve dans l’eau, semble ne pas savoir nager et avoir noyé sa montre mais, comme j’y suis allé 2 jours de suite, j’ai compris la supercherie car c’était le même « visiteur » le lendemain qui se retrouvait dans l’eau, avec la même montre !
Dans la ville, il y avait une boulangerie française avec baguettes, croissants, etc…, musique française (Sheila, Françoise Hardy), clients français mais aucun employé ne parlait français.
Dans le hall de l’hôtel, chaque nuit, les employés faisaient des parties de Mah-Jong qui duraient la nuit entière. Je les ai regardés un moment mais les règles du jeu m’ont échappé.
A Singapour, il y a un téléphérique horizontal. On le prend à l’intérieur d’un immeuble, il sort par la fenêtre et traverse une bonne partie de la ville jusqu’à un autre immeuble.

En COREE DU SUD :
ImageImageVisite imprévue de Séoul et de sa région. Suite à un problème au décollage de Hong-Kong, l’avion a pris 24 heures de retard et la « correspondance » à Séoul était partie.
La compagnie aérienne Coréenne a logé tous les passagers dans un hôtel de la capitale et a pris en charge tous les frais de séjour, certains passagers ont dû passer 48 heures au bar puisque tout était gratuit !
La nuit, à partir de 22 heures, couvre-feu dans les villes, l’ennemi nord-coréen est proche.
Entre la Corée et l’Alaska, on franchit la ligne de changement de date et, dans ce sens, on retarde sa montre de 24 heures, en clair, on recommence la journée que l’on vient de passer.

A HONG-KONG :
ImageImageA l’époque de mon voyage, Hong-Kong était toujours colonie britannique, avec sa circulation à gauche, ses bus à impériale et sa frontière hermétique.
Quand on arrive par avion, on rase les immeubles, on peut voir les habitants dans leurs appartements !
Joli point de vue depuis le Pic Victoria, accessible par funiculaire.
Petit port d’Aberdeen avec ses sampans et ses jonques.
Milliers d’enseignes dans les rues, foule grouillante.
Dans une boutique de luxe, je repère deux objets qui me fascinent : un grain de riz sur lequel est écrit un petit poème accompagné d’un dessin (il est vendu avec la loupe) et un bateau en ivoire ciselé qui utilise toute une défense d’éléphant.

En MALAISIE :
ImageImageUne partie du pays se trouve sur l’île de Bornéo, en particulier l’état de Sarawak.
C’est le domaine de la jungle avec un Parc National accessible uniquement par mer.
Une demi-journée à scruter les arbres pour apercevoir un nasique mais en vain.

Au CANADA :
ImageImageAu Canada, la conduite est très agréable, les Canadiens utilisent leurs voitures pour se déplacer, pas pour frimer. Un jour, je me suis retrouvé à un carrefour où les routes avaient toutes un stop ! Je me suis renseigné et dans ces cas là, tout le monde s’arrête et le premier arrivé repart le premier et cela n’a pas l’air de poser de problèmes.
Dans les forêts canadiennes, les ours sont omniprésents. Ils viennent sur les aires de parking où ils ont pris l’habitude de fouiller les poubelles. Dans les campings, des rangers expliquent comment reconnaître les différents ours, ours noir, grizzly, etc et quelle attitude adopter car certaines races grimpent aux arbres, d’autres pas. Je pense immédiatement que si je rencontre un ours je ne lui demanderai pas ses papiers et moi pas mon reste. Une nuit, dans un camping, j’ai été réveillé par des grognements, pas de doute possible, un ours était là, tout près. J’étais tétanisé mais j’ai entendu des campeurs québécois qui sont sortis de leur tente et l’ont chassé en faisant du bruit comme si c’était un vulgaire lapin ou un renard. Lorsque j’ai eu le courage de sortir de la tente, j’ai vu que l’ours avait cabossé une cantine en la jetant par terre, cantine que j’étais bien incapable de soulever. En effet, dans les campings, près des tentes, sont placées des cantines, attachées par des chaînes et dans lesquelles on place tout ce qui peut attirer les ours (nourriture en particulier) pour éviter que les ours pénètrent dans les tentes. Et quand on se promène dans la forêt, il est recommandé d’avoir un grelot autour du coup et de chanter, même faux.
J’ai appris quelques expressions québécoises en particulier que j’étais un « ruine pays » c’est ainsi que les Québécois appellent ceux qui mangent beaucoup mais ne grossissent pas.

Aux ETATS UNIS :
ImageImageImageComme dans le film avec de Funès « Le gendarme à New-York », en arrivant à New-York, on a tendance à regarder vers le haut des gratte-ciel.
Deuxième surprise, la plupart des Américains sont gros, sinon obèses, il est loin le temps des pionniers !
Troisième remarque, dans les villes moyennes ou à la campagne, on ne voit pas de piétons , les Américains prennent leur voiture pour parcourir 100 mètres.
Les routes vont jusqu’aux points de vue en montagne, il y a même un panneau avec un appareil photo pour bien indiquer où il faut prendre la photo. Parfois, les Américains « s’aventurent » sur un chemin de randonnée où au bout de quelques centaines de mètres, un panneau les félicite d’être venu courageusement jusqu’ici. J’exagère à peine et en fait, une minorité d’Américains, sveltes et sportifs, surtout sur la côte Ouest, passent leur temps à courir dans les parcs.
A New-York, 1ère voiture de location et première frayeur. Au premier feu rouge, je m’arrête sous le feu… qui est placé au milieu du carrefour ! Toutes les voitures qui passent dans l’autre sens doivent me contourner.
Dernière remarque (très personnelle) : aux Etats-Unis, les policiers et les douaniers n’ont absolument pas le sens de l’humour !

Au PÉROU :
ImageImageImageAu musée de Lima, il y a un magnifique musée historique avec un département consacré aux momies incas. Dans une vitrine, il n’y avait rien, je n’ai pas pu résister, j’ai profité qu’il n’y avait personne dans la salle et je me suis glissé dans la vitrine jusqu’au passage des touristes suivants qui en sont « morts de rire ». Les Péruviens ont sourie car ils savaient bien qu’une momie barbue, cela n’existe pas.
A Lima, le soir, dans les rues, des petits enfants vendent des cigarettes et même des allumettes à l’unité.
A Lima, j’ai pris un taxi où il n’y avait pas de siège à l’arrière, il fallait s’asseoir par terre. Le chauffeur, lui, avait un siège mais pas de chaussures et pourtant c’était un vrai taxi officiel.
A Nazca, après le survol des lignes mystérieuses (le pilote ne veut jamais décoller car le temps est maussade ou l’appareil en panne mais, après quelques dollars même gringos, finalement le temps est parfait et l’avion en excellent état), j’ai eu la chance de manger à la même table que Maria Reiche, Allemande qui a consacré sa vie à l’étude de ces traces mystérieuses sur le sable, elle est venue au Pérou en 1948 et n’en est jamais repartie. Elle parle très bien le français.
Arequipa, belle ville, surnommée (elle n’est pas la seule au monde) « La ville de l’éternel printemps » mais elle le mérite, elle (voir Chine).
A la frontière entre le Pérou et la Bolivie, la douane péruvienne ferme de midi à deux heures et la douane bolivienne de deux heures à quatre heures. Y arrivant juste avant midi, nous pouvions passer la première mais devions patienter 2 heures dans la zone intermédiaire mais, comme toujours, on peut s’arranger : chaque passager donne 1 dollar et, miracle tous les postes de douane sont ouverts !
La descente en car jusqu’à l’Amazonie était un modèle de tout ce qu’il ne faut pas faire selon le code de la route : les pneus du car étaient lisses, le car lui-même passablement fendu en son milieu, dans les virages, la fente s’élargissait et on pouvait admirer la route depuis l’intérieur et le comble, le chauffeur a mis le car au point mort dans la plus grande partie de la descente, économie d’essence assurée mais « tout au frein » !
En Amazonie, le matin, dans ma hutte, j’ai cru entendre la pluie (il pleut tous les soirs dans cette région et c’est tant mieux, ça éloigne les moustiques), mais non, il ne pleuvait pas, c’est l’humidité de la nuit qui gouttait sur la paille du toit. Le guide nous a fait visiter une école amazonienne. Il y avait plus de 40 élèves dans la classe, âgés de 5 à 15 ans. Il y avait presque autant de chiens. Il y avait même une jeune mère qui avait amené sa fille. Le maître parlait en espagnol mais les élèves comprenaient peu ou pas cette langue. Je ne sais pas s’il se plaignait de ses conditions de travail auprès de son inspecteur d’Académie.
Dans la forêt, les arbres ont tous une spécialité, arbre à curare, arbre à ail (pour éloigner les moustiques), arbre à fourmis…
Dans l’avion du retour, entre Manaus et Cayenne, j’ai voyagé avec Miss France et Miss Brésil.

Au GUATEMALA :
ImageImageImageA Tikal, un Indien, bien éméché, me prend pour Jésus-Christ et me tient de longs discours enflammés.

Au MEXIQUE :
ImageImageImageAu Mexique, il vaut mieux parler espagnol qu’anglais, sinon on est un gringo et les tarifs ne sont pas les mêmes dans les restaurants et les boutiques.
J’ai compris que le mot « MAŇANA » était un adverbe de temps parfaitement imprécis, il veut dire tout à l’heure, demain, plus tard, beaucoup plus tard. Par exemple, le minibus que nous voulions faire réparer dans un garage de Mexico, devait être prêt « MAŇANA », en fait, on l’a récupéré deux jours plus tard.
Sur les sites Aztèques ou Mayas, la chaleur est moite et étouffante. Les petits vendeurs savent que les touristes meurent de soif et ils savent aussi que les touristes se méfient des bouteilles de coca qui ont été déjà ouvertes et remplies à moitié d’eau, alors quand un groupe arrive, ils commencent à décapsuler une bouteille pour nous faire entendre le « pschitt » et ça marche !
Sur le site de Palenque, je me suis assis sur l’escalier d’un temple et plusieurs marches de l’escalier se sont effondrées, des ruines qui datent de plus de 5 siècles !

En BOLIVIE :
ImageImageImageEn Bolivie, sur les routes, il y a parfois deux lignes blanches. Selon la « tradition » du pays, lorsqu’il y a une ligne blanche, il est interdit de doubler et lorsqu’il y en a deux, il est formellement interdit de doubler. De toute façon, tout le monde franchit la ligne et personne ne s’arrête au feu rouge, c’est bon à savoir avant de prendre le volant. Et quand on est piéton, il faut savoir aussi qu’on n’a jamais la priorité, on est plus ou moins un gibier pour les chauffeurs.
Les chiens, eux, paient un lourd tribut à la circulation automobile, aucun chauffeur ne faisant d’effort pour les éviter. Les routes sont bordées d’innombrables chapelles rappelant les accidents mortels.
Autre coutume du pays : les coups d’Etat. Justement, un matin, pendant quelques heures, j’ai été consigné dans l’hôtel à cause d’un coup d’Etat. Puis, tout s’est normalisé et le patron de l’hôtel m’a expliqué la définition bolivienne du coup d’Etat, c’est quand un militaire prend le pouvoir avant son tour…
Le marché de La Paz est vraiment typique, dans le quartier du marché « aux sorcières », on trouve beaucoup d’amulettes et autres porte-bonheur dont le fœtus de lama que les Boliviens enterrent sous les fondations de leur maison. Le mien est resté à La Paz, écrasé par la foule dans un ascenseur. Sur ce marché, il y a aussi le quartier du marché « des voleurs » où on peut acheter (pas cher) l’appareil photo que l’on s’est fait dérober le matin-même.
Le soir, à La Paz, j’assiste à une pena, repas dans un restaurant avec orchestre et musique andine : je suis impressionné par le joueur d’un instrument semblable à une flûte de pan gigantesque : lorsqu’il souffle dans les tuyaux, le son est puissant et ses cheveux, qu’il porte très longs, s’envolent au-dessus de sa tête.
Dans le car qui nous amène à Chacaltaya (plus de 4000 mètres d’altitude), beaucoup découvrent le « soroche », mal des montagnes qui inflige des maux de tête épouvantables, même en mâchant les feuilles de coca, remède universel dans les Andes.
Près du lac Titicaca, à Tiwanaku, un temple pré-inca présente une statue d’homme barbu, mystère dans cette région où les Indiens sont en général imberbes.

Au MALI :
ImageImageImageDans un village, sur la route du pays Dogon, nous nous arrêtons dans un « restaurant ». Le restaurateur est aux anges, il n’a pas de clients tous les jours surtout de « riches » étrangers, il nous sort tout ce qui lui reste dans son établissement, c'est-à-dire un poulet et un peu de riz, tout cela pour 9 personnes.
Dans un autre village, un vieux Malien me demande des nouvelles du général Gouraud, celui-ci qui avait guerroyé au Mali est mort en 1946 !
A Mopti, sur le marché, j’achète une cassette du chanteur Salif Keita mais j’oublie de marchander, quelle faute de mauvais goût !
Sur le marché de Ségou, j’ai le malheur d’avoir l’air intéressé par un boubou. Le marchand me suit dans la rue, jusqu’à l’hôtel et le lendemain matin, il est là, devant l’hôtel avec son boubou. Il sait bien que je me lasserai avant lui et il a raison.
Sur les pistes maliennes, les crevaisons sont fréquentes et le chauffeur passe parfois une partie de la nuit à réparer.
Dans cette région tropicale, la nuit tombe très vite, à 18 heures. Il faut trouver rapidement des emplacements pour le bivouac. Le 1er soir, tout le monde s’isole, mais après avoir constaté la présence d’animaux peu sympathiques (scorpions et vipères), dès la 2ème nuit, tout le monde est près des land-rovers et même pour certains dedans ou dessus.
Une nuit, j’ai ressenti une douleur très vive sur le front. Le lendemain, j’en parle au guide qui me rassure en me disant que c’était peut-être un scorpion mais comme j’étais encore en vie, je n’avais plus rien à craindre.
Ce guide, très agréable, assez piètre conducteur, était en revanche un très bon homme d’affaires.
Dès le 3ème jour, après la traversée d’un village où il est allé visiter des membres de sa famille, il nous a annoncé qu’on n’avait plus d’argent pour faire le plein d’essence alors que tout avait été soigneusement calculé au départ. Après d’interminables palabres, coutume locale, tout s’arrange, mystère de l’Afrique.
En pays Dogon, au mois d’août, l’après-midi, on ne rencontre personne à part les touristes qui rapidement se mettent au goût du pays, plus de 40° à l’ombre, mais on n’a pas vu d’ombre et les falaises n’apportent pas beaucoup de fraîcheur.
Attention à ne pas aller à la « maison » du Hogon, elle est sacrée et inviolable.
Dans les falaises de Bandiagara où vivent les Dogons, une cascade de 100 mètres de haut apporte une fraîcheur incroyable et le vent la fait se déplacer comme une douche.
Dans les falaises, des niches sont creusées dans lesquelles on place les personnes décédées pour les faire dévorer par les vautours.
A Djenné, les robinets des fontaines publiques sont cadenassés, l’eau est précieuse.
Le soir, concert de crapauds-buffles.
A Djenné, j’ai rencontré un vieux Touareg qui, d’après ses dires, aurait 9 femmes, 14 fils et 25 filles. J’ai compté que ça fait aussi pas mal de belles-mères.
A Mopti, le frein à main de la Land-Rover lâche, elle part en marche arrière jusque dans le Niger. Heureusement, j’ai pied.

En ITALIE :
ImageImageImageVisite de Naples avec deux bûcherons canadiens qui ont dissuadé les pickpockets.
En Sicile, affamé, j’ai acheté deux sandwiches mais c’était des sandwiches à la glace et le temps que je mange le premier, la glace du deuxième avait coulé.
Lors de la traversée du Détroit de Messine, sur le bateau, j’ai discuté en latin avec la fille d’un professeur d’Université, elle n’a jamais voulu croire que j’étais instit, à cause de mes cheveux longs.
A l’auberge de jeunesse de Bari, ambiance italienne typique, impossible de fermer l’œil (télé à fond, gamins qui courent partout, parents qui hurlent…)
Les trains qui vont vers le sud sont bondés, chaque passager a plusieurs valises énormes, les discussions sont vives mais l’accueil chaleureux, on me propose souvent du fromage ou de la charcuterie.
J’ai visité Rome et Florence entièrement à pied, plus de 20 km chaque fois et avec le sac sur le dos.

Au VATICAN :
ImageImagePar hasard, le jour où je visitais Rome, le pape devait apparaître au balcon de ses appartements. Je patientais sagement sous les colonnades du Bernin quand une touriste américaine m’a fait signe de ne pas rester là en me montrant « le ciel ». Je me suis éloigné, un autre touriste a pris ma place et aussitôt l’a regretté, au-dessus, une bande de pigeons s’amusaient à viser les touristes.
Ce jour-là, je n’ai pas pu visiter Saint-Pierre car j’étais en short. Je me suis rattrapé dix ans plus tard.

En GRECE :
ImageImageDans un monastère, sur l’île de Paros, pour visiter, il faut mettre une robe de bure semblable à celle des moines orthodoxes et tout le monde m’a pris pour un moine.
Pour aller au vallon des papillons, le plus simple est de louer un âne, le mien a passé son temps à courir et ne supportait pas de voir un autre âne devant lui.

A MONACO :
ImageImageDans les rues de Monaco, rencontre fortuite avec la Princesse Stéphanie et un garde du corps. La petite-fille de Larissa n’a jamais voulu admettre qu’elle était princesse car elle portait un jean et des baskets.

En RÉPUBLIQUE TCHÈQUE :
ImageImageProfitant d’un week-end à Prague, nous avons demandé à un Tchèque que nous avions rencontré à Aix alors qu’il participait à une course pédestre ce qu’il voulait que nous lui apportions de Savoie. Sans hésiter, il a demandé un Reblochon. C’était en hiver mais, malgré tout, après un jour de voyage, la voiture empestait. Hors de question de l’amener à l’hôtel (le Reblochon). Le lendemain, notre ami tchèque qui était venu en métro nous a retrouvés en ville, nous lui avons remis rapidement le fromage mais il a préféré rentrer chez lui à pied et ne pas prendre de transport en commun, il aurait pu être arrêté pour tentative d’attentat.

En BELGIQUE :
ImageImageA Bruges, j’ai oublié mon appareil photo au pied du beffroi, lorsque je suis revenu le chercher, il avait disparu évidemment mais pas perdu puisqu’un autre touriste l’avait déposé à l’Office du tourisme à côté.

En NORVÈGE :
ImageImageAu cœur de la Norvège, dans les montagnes entre Oslo et Bergen, les névés étaient roses, je trouvais cela joli mais en fait, ce sont les conséquences de la pollution allemande de la Ruhr.
A l’auberge de jeunesse de Bergen, dans une des toilettes, la chasse d’eau faisait un bruit de fin du monde et, avant d’en sortir, j’ai eu le temps de lire les graffitis sur la porte dont un en français : « Si tu ne veux pas que ton voyage se termine ici, pars avant de tirer la chasse ! » Toujours à Bergen, la visite de l’aquarium avec ses maquereaux m’a donné une fringale énorme.
A Oslo, j’ai eu la chance de manger au Parlement, au self-service des députés (la plupart boivent du lait à table, comme en France ?) et de «faire une intervention » lors d’un cours de français à l’Université, c’était un cours sur la France et l’Afrique. Enfin, un soir, j’ai vu le film « Vol au-dessus d’un nid de coucous » mais en version originale (anglais) sous-titré en norvégien. Comme je ne comprenais pas grand-chose aux dialogues, j’avais tendance à vouloir lire les sous-titres…

Aux ACORES :
ImageImageAux Açores, les volcans sont omniprésents, cratères, fumeroles, sources chaudes. Les gens du coin disent qu’ici on entend respirer la terre. Une des spécialités culinaire du pays est d’ailleurs le cocido, la nourriture (poisson ou viande plus légumes) est placée dans des sacs qui sont enterrés plusieurs heures dans la terre chauffée par les sources.
Le voyage aller a été perturbé par le sort de mes bagages : mon sac dans la soute est allé à Madère et je l’ai récupéré 48 heures plus tard, quant à mon bagage de cabine, le flacon d’huile solaire (monoï) a été victime du manque de pression atmosphérique, c’est drôle comme cette huile solaire peut tenir de la place lorsqu’elle sort du flacon.
Sur une des îles des Açores, sont élevés des ananas, les plants sont enfumés au soufre ce qui a pour effet de déclencher un processus de défense qui consiste à produire des fruits.
Les habitants des Açores importent des œillets d’Inde, ils font sécher les pétales, les broient et les donnent aux poules pour qu’elles fassent des œufs avec des jaunes très colorés.
Les boutiques de souvenirs sont surtout spécialisées en objets en os de cachalot ou en moelle de figuier.
Aux Açores, en 1830, une île est apparue, suite à une éruption volcanique, un bateau anglais passait par là, les Anglais ont vite planté un drapeau de l’Union Jack pour prendre possession de cette île et 3 semaines plus tard, la mer l’avait engloutie (avec le drapeau britannique).

En ESPAGNE :
ImageImageImageJ’ai assisté à deux processions typiques, les Pénitents à Grenade et la procession des Rameaux à Badalone.

En UKRAINE :
ImageImageImageEn Ukraine, sur les routes, le fléau ce sont les « gaï », équivalents de la police de la route. Lorsqu’ils voient une voiture immatriculée dans un pays d’Europe de l’Ouest, ils sortent de leur torpeur et arrêtent la voiture, le principal étant de récupérer quelques dollars ou euros. Pour le motif, pas de souci, ils trouveront. J’ai réussi à récolter 7 PV en une seule journée (2 en 40 ans de conduite en France). Je n’avais pas d’extincteur, le transit dans la ville était interdit, je roulais trop vite en agglomération (je n’avais pas vu une seule maison depuis plus de 10 kilomètres, mais les « gaï » ont surgi du bas-côté où ils devaient sommeiller). Pendant un moment, une voiture allemande faisait le même trajet, on se faisait arrêter chacun son tour.
A Zaporojie, en rentrant en pleine nuit, je tombe sur un contrôle d’alcoolémie. Les flics étaient eux complètement ivres. Ils se tenaient à la voiture pour ne pas tomber. Je les ai aidés à préparer le ballon et j’ai soufflé. Ils m’ont fait recommencer plusieurs fois car le test était négatif, ils restent sans doute persuadés que le test ne marchait pas car ils n’avaient jamais vu un résultat de 0 gramme, surtout en pleine nuit.
Dans certains cas, pour gagner du temps, on demandait simplement vin ou bière ?
A propos de vin, le Champagne ukrainien n’a de Champagne que le nom. Dans un hôtel de Lvov, tout le contenu de la bouteille s’est retrouvé contre la tapisserie de la chambre.
Les démarches administratives occupent bien le temps libre (11 bureaux différents et pas mal de bouteilles et de boîtes de chocolats distribuées pour obtenir un tampon sur le passeport.)
Enfin, 7 heures d’attente à la douane au retour, et interdiction de ramener des pièces de monnaie locales.

ET VOICI QUELQUES PHOTOS SANS ANECDOTE :

En SUISSE :
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Au LUXEMBOURG :
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A GIBRALTAR :
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En GRANDE BRETAGNE :
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A MALTE :
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A BELIZE :
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En SLOVAQUIE :
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J'espère que vous aurez pris autant de plaisir que moi à découvrir ce pan de la vie de notre collaborateur permanent Michel GERARD.
Bien à vous,
Ibraham ;)
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Adam

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Message non lu 01 Juin 2013, 18:07

Re: Monsieur Michel Gérard correcteur de la Saga

Hé HO? :idea: C pas HOPE là :o ... hé hé hé ... ça glisse graveee dans ma tête 8-)
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Fatou

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Inscription: 04 Mai 2013, 18:18

Message non lu 01 Juin 2013, 19:02

Re: Monsieur Michel Gérard correcteur de la Saga

Les photos sont magnifiques et toutes vos petites aventures m'ont fait rêver , quelle chance j'aurais bien aimer vivre tout ça :D merci Michel de partager avec nous vos souvenirs . Ça ferait un bon bouquin illustré faut y penser ;) en plus il y a beaucoup d'humour vous en avez de la chance !
QUAND JE M'ENGAGE JE VAIS JUSQU'AU BOUT ALORS JE M'ENGAGE PAS SOUVENT SI JE NE SUIS PAS SÛRE DE MOI A 100%
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